25 février 2007
Pour Manu !
La sereine soirée souriait sournoise
Le soleil cerné surnageait sur nos nez.
Sirènes fatiguées surfaces abîmées
Lasse reine moirée, Lille cherchait noise.
Alors que vivement s’allongeait l’ardoise
Ce soir européen sur nous s’est dessiné,
A l’hyperboréen l’îlien s’est mesuré
L’union mancunienne se montra matoise
Et le joueur il tire et là bon appétit !
Force est de constater que le geste est petit
Et si le coup fût franc, il n’était point charmant.
Si les noirs flamboyants, cela sent l’oxymore
C’est arbitrairement qu’un tel arbitre ment,
Alors pour le retour, cela semble aussi mort.
09 février 2007
Proustien
Aujourd’hui j’ai patienté devant la gare de Lyon, à l’arrêt du 91 boulevard Diderot en fait. Et la tour et l’horloge de la gare se reflétaient dans les vitres des immeubles neufs de la rue de Bercy. Comme ces vitres sont fumées, le reflet était sagement orageux.
Une odeur assez caractéristique a atteint mon grand nez. Une odeur bien particulière que je n’avais pas sentie depuis longtemps. Je me suis retourné en tous sens pensant apercevoir quelque skieur égaré sur le trottoir parisien mais rien de cela. Il n’y avait que des gens très corrects à l’entour, tout ce qu’il y avait de plus parisien.
Dans l’air flottait donc de façon assez inexplicable une odeur de ski. Une odeur de ski ? Oui mon cher. Une atmosphère de ski. J’entendais presque le choc des Salomon sur les planches Rossignol, le doux ronronnement des machines Poma, le fracas des perches au bas des téléskis, le crissement de la neige sous les spatules Dynastar.
Et cette odeur alors ? Une note de crème solaire, pas celle qu’on utilise en été. Celle qui est bien grasse et bien épaisse avec laquelle on se tartine le visage le matin, celle qui dort au fond de la poche avec les barres Raiders ou Ovomaltine. Et le parfum enivrant du froid métallique. Ce parfum qui incruste la main nue restée scotchée à la perche tout au long de la montée. Scotchée parce que le gant est enfilé sur un bâton et que l’on se refuse de faire des acrobaties, de solliciter ses adducteurs pour s’en saisir, de peur de glisser de côté et de lâcher la perche sournoise qui n’attend que cela.
Et je repensais du coup au froissement sec de l’étoffe givrée du pardessus, au supplice de la recherche d’une fermeture éclair avec des doigts gourds et gelés, aux dents qui rencontrent la couche dure du caramel congelé avant de mordre dans le biscuit, au claquement sec des skis entrechoqués, au bruissement du papier Mars que l’on déchire, aux bruits mats et assourdis par l’épaisse couche de neige, aux flocons acérés qui piquent le visage à grande vitesse, au froid qui engourdi le corps à la pause de 14h00, les fesses collées sur l’envers des skis.
Voilà ce à quoi je pensais, dans le froid relatif, perdu dans mes pensées en face de cette gare de Lyon qui accueille les skieurs aux vacances idoines.
04 octobre 2006
Action - Réaction
Bon, ça c'est une photo prise par Bénédicte. Mais elle me fait bien rire quand même (j'aurais préféré la prendre moi-même). En fait nous étions sur la corniche entrain de nous ballader et de regarder les vagues lorsque nous apercevons deux jeunes un peu au-dessous de nous. Il étaient sans doute là depuis quelques temps et regardaient le soleil se coucher. Bref, ils étaient bien quoi. Et là Bénédicte prend la photo. Pas de chance hein ? Regardez là courir !
26 septembre 2006
Merci Etienne !
Benn loxo du tàccu. Une main n'applaudit pas.
19 septembre 2006
Boxy world...
- Trop bon, ça te défonce les neurones !
- Eh mais t'es trop con toi, t'as trop rien compris !
- D'où ? Vas-y c'est toi qu'es un trop con ! Vas-y qu'est-ce qu'y a ? C'est les bouffons qui font ça c'est tout !
- Arrête de ça ! Tu m'vénères putain ! T'es qui pour m'dire ça, t'es pas ma reum t'es ouf tu me saoule là !
- Vas-y c'est bon... J'te parle même plus d'façon !
La boxe, c'est tarpin bien et c'est tout.




