04 décembre 2006
Folio
Extrêmes tubulures nés d’un nexus incertain
Vagues déchirures de la matière herbeuse
Déflagration lumifère de l’écorce glutineuse
Survolées survoltées tournent les
Habiles Apis Impératrices
Sur le green glissent et butinent
Ondulations et sinuosités
Alvéoles et cavités
Inflorescence étourdie
Frondaison lourde à
Destination sourde à
Maturation fanée, naturation affamée
19 octobre 2006
Luzy
Sur les bords du chemin, la gelée blanche du matin forme une multitude de sculptures avec les feuilles mortes tombées au sol. L’herbe craque sous le pas. Tout scintille avec le soleil froid qui se hisse lentement dans l’azur glacé de cette journée d’automne.
Petit à petit l’air se réchauffe, les couleurs semblent arriver aux arbres. La lumière pâle éclaire le tapis de feuilles rouges dans les forêts de hêtres. Quelques chênes au pied desquels on ramasse des chanterelles, des trompettes des morts, des cèpes, des bolets communs… Sous toutes les feuilles on trouve des champignons. Sous les châtaigniers nous faisons provision de marrons qui, ce soir, siffleront sous la flamme vive du feu de cheminée.
Dehors c’est l’odeur de la terre mouillée, des feuilles mortes, l’humidité et le froid, le silence… Et dedans, c’est l’odeur du feu de bois, les bûches qui craquent. Dedans c’est aussi l’odeur du repas. Une bonne soupe chaude, ou un rôti de bœuf bien rouge. Une tarte aux pommes du jardin, une assiette de charcuterie, un plateau de fromage. Et tout ça arrosé par un bon vin de bourgogne qui nous enverra siester dans nos chambres dès la fin du repas.
Mon regard se perd au travers de la fenêtre, vers le mont Touleur qu’on devine avec peine. La lumière semble filtrée par un écran de brume. Et le regard ne porte pas beaucoup plus loin que les quelques haies séparant les champs alentour. Une haie d’aubépine mêlée de fruitiers âpres. Un poteau soutenant les lignes télégraphiques, quelques vaches blanches, un âne dont on entend vaguement le braiement. Des grenouilles dans toutes les flaques d’eau.
Ce n’est qu’un début, mais, cela viendra en son temps.
Désolé, la photo est prise au printemps.
10 octobre 2006
Aujourd'hui, champi !
Ce matin, chasse aux champignons en forêt avec Adrien gai luron.
Hum, désolé.
21 septembre 2006
Rouge
Suivant la trace rouge laissée au fond de mon œil par la berline que je suis, je suis. L’esprit endormi et le mollet raide, je coiffe le volant d’une main lourde. Les bas-côtés bondissent à ma rencontre, semblent se rapprocher puis s’éloignent de nouveau. Un panneau de forme triangulaire habillé de rouge et de jaune se promène seul.
Jour. Nuit. Jour. Nuit. Jour. Des arbres me poursuivent. Dans les rétroviseurs je les vois nettement s’éloigner maintenant. Instinctivement je pose de nouveau mon regard sur le film lisse et ténébreux. Oreilles baignées par le ronflement étouffé du moteur. Luttant pour se faire ouïr, crachotant les basses, tombent les rythmes sans mélodies. L’installation sonore est mauvaise. Le trajet devient supplice.
Les courbes se suivent et se ressemblent. Embraye, rétrograde, débraye, gauche, accélère, embraye, 4ème, débraye, accélère, lève le pied, droite… Coup de frein dans le virage lorsque la voiture bleue apparaît. Les phares croisent. Allume les feux.
Au fond des plis du tissu de la banquette arrière pourrissent les miettes de pain quotidiennement entassées là depuis des années. Une odeur d'huile de moteur et de chien mouillé stagne en cet endroit humide.
A gauche, à droite.
17 septembre 2006
So beautiful world...
Au pays, de Georgy, comme dans tous les pays, on s'amuse, on boit on rit, il y a des méchants et des gentils. Et s'il y a des moments difficiles, on sait la vie c'est pas facile, un peu d'amour, d'espièglerie, c'est la vie de Georgy ! Georgy Georgy Georgy Georgy !
Donc ça c'est fait...







